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| SAMUEL - Dépt. 78 COMPTE-RENDU DE LA FORMATION DE BASE EN MUSICOTHÉRAPIE J'ai été plongé dans la relation d'aide depuis longtemps ainsi que dans la musique. J'ai pratiqué dans le cadre d'une aumônerie, du soutien scolaire avec des enfants qui avaient souvent de grandes capacités inhibées que j'avais du mal à rendre conscientes. J'ai également joué dans des manifestations et dans des " messes " en cherchant toujours à étayer des idées rédemptrices. Je suis donc arrivé en formation dans l'optique de réellement unir la relation d'aide et la musique pour les utiliser correctement et dans des situations appropriées. La motivation que j'avais, qui a entraîné l'acceptation de ma candidature, était déjà un pas vers l'apprentissage de formation originale. J'ai rédigé mon devoir en deux parties : *Je découperai d'abord la formation en quatre étapes
par regroupement : *Puis j'en dégagerai mes intérêts plus personnels La répartition de la formation de base en quatre moments me rend compte de sa forme homogène et de son unité (quatre est l'unité manifeste). En effet, pour moi, l 'apprentissage fut d'une qualité importante par sa logique chronologique. Elle a aussi été pour moi d'une quantité inépuisable tant par la subtilité des contenus que par la présence des intervenants. En effet, encore aujourd'hui, j'apprends des choses qui ont été sous-entendues ou que je comprends non seulement par le ressenti des atmosphères, que par la créativité de certains intervenants. La première étape a été essentielle en tant que prise de conscience du cadre thérapeutique. Par exemple, le rappel du rapport entre l'origine même de l'univers et le son ainsi que le rapport entre la pré-natalité et le son (S. Braun) m'ont permis de mieux comprendre la musicothérapie dans ses deux dimensions (active et réceptive). Elle a été également essentielle au niveau de la conscience que j'ai acquise sur la dynamique de groupe. En effet, les intenses interactions dans le groupe village (J-M Bolangassa) m'ont fait vivre l'importance d'être écouté et d'écouter par le jeu. De plus, l'importance de la fonction de la voix (P. Garcia) et celle des différents médiateurs (Y. Vacaïtis, H. Samba, J-M Bolangassa) comme outil thérapeutique coulaient de sources ; et ce, d'autant plus que leurs approches étaient sympathiques, simples et claires. Ainsi, des questions sont venues susciter l'intérêt
de la formation : quelle place en tant que thérapeute pour
quelle ouverture et surtout quel est le meilleur cadre ? Ces premiers moments m'ont donné beaucoup d'enthousiasme
mais aussi beaucoup de réflexion ainsi que des attentes de
plus en plus précises vis à vis de la formation. A ce moment, comme par
évidence, les intervenants m'ont communiqué la responsabilité,
parfois très lourde, des risques encourus : Le thème de blessures narcissiques, très important puisque nous y sommes tous confrontés, fut largement travaillé avec les mises en situation de D. Bertrand. Ainsi l'utilité de la psychanalyse prenait toute sa place, en conscience. En effet, elle nous " rassure " et donne des bases, mettant à disposition des théories d'un savoir déjà manié et remanié. Ceci je l'ai apprécié surtout avec les interventions de R. Magnier et d'A. Morin dans la formation de base ainsi que tout au long du module de psychologie. De même, la théorie sur les techniques psychomusicales clarifiait et classifiait les idées venues des pressentiments. Mais les théories tranchent aussi les à-priori qui étaient difficiles à dissocier de la fonction de l'interprétation. Elles ont été mises en valeur par le test de réceptivité vu avec D. Laudet et S. Braun et par les théories de la relaxation et de la sophrologie - S. Braun et N; Mozzanino. La troisième étape fut la recherche de la qualité de l'intervention thérapeutique avec un travail plus dans le détail. L'intervention de C. Mulard nous mettait en lien tout ce qu'on avait appris. Par sa présence et son travail sur la médiation thérapeutique, elle m'a encouragé vers un travail dans l'authenticité. Le montage de relaxation avec S. Braun, nous a appris à être à l'écoute de la subtilité. Le lâcher prise du groupe était de plus en plus conscient et retravaillé pour nous emmener vers toujours plus de profondeur (Relaxation et Mandalas avec N. Mozzanino). Les interactions du groupe se faisaient plus denses au point d'en faire parfois un individu cherchant à garder sa personnalité présente et demandant un apprentissage homogène, surtout vis-à-vis des intervenants. En effet les interventions se faisaient de plus en plus en fonction de la demande du groupe. Les échanges se faisaient dans une certaine communion, qui parfois cessait mais qui cherchait toujours le droit d'exister. C'est de là que j'ai réappris à interpréter avec D. Bertrand, en utilisant les liens émotionnels ou ce que j'appellerais le langage de l'intersubjectivité, de la " trans-subjectivité ". Cette étape m'a aussi renvoyé aux vertus primordiales
d'un thérapeute : Ainsi, pour moi, l'essentiel du thérapeute, se trouve dans sa présence à l'autre qui demande soutien et écoute. Pour la quatrième étape, le groupe cherchait des réponses de plus en plus précises, et a mis les intervenants au défi. J'ai pu observer les différents charismes de ceux-ci et ainsi confirmer les " conclusions " que j'avais à l'esprit, à la fin de la sixième semaine. J'ai vécu la septième et dernière semaine de la formation de base comme la réalisation. Les intervenants avaient de telles présences, face à l'identité de notre groupe, que je pouvais aisément comprendre les réactions de chacun en tenant compte du contexte (la phrase " le contexte est plus fort que le concept " prenait toute son ampleur). L'exercice avec D. Bertrand (prise en main du groupe par une personne de ce même groupe) fut par exemple très intéressant en ce qui concerne la mise au défi du groupe, qui a permis au groupe la critique positive. Je parlerai maintenant de ce que l'ensemble de la formation m'a apporté plus personnellement. Ainsi, elle m'a apporté de la confiance ; en redécouvrant des attitudes et des habitudes thérapeutiques mais surtout en m'offrant d'autres techniques et de bons outils qui donnent des résultats gagnant en qualité. Elle m'a permis d'approcher en profondeur toutes les relations humaines qu'elles soient sociales, amicales ou même amoureuses. Les mises en situation de la relation d'aide, avec la juste distance de l'empathie, m'ont ouvert les portes d'un travail plus solide et généreux dans un cadre qui, pour respecter la personne, ne cesse d'être en mouvement. En deçà, la formation m'a donné des clés pour mettre des mots, pour clarifier des situations ou des sensations. Avant, j'étais trop dans le flou, ce qui ne me mettait pas forcément à l'aise dans les relations d'aide et dans la communication " inter-thérapeute " de mes remarques, de mes ressentis. L'ouverture certaine des formateurs, la diversité professionnelle des élèves et les différences d'âge ont été autant de facteurs de soutien quant à la réelle valeur d'une démarche diversifiée et plus autonome. Les remises en question au travers des exercices proposés pour assimiler la théorie, m'ont permis de ne pas perdre de temps et de comprendre l'importance d'un soignant soigné. Pour ce qui est des attentes que j'avais avant la formation, elles ont été pleinement satisfaites. Les intervenants m'ont fait voyager dans l'espace, dans le temps et dans leur réalité individuelle (espace temps). Ils m'ont ouvert l'union dans la relation d'aide et dans la musique ou pour ainsi dire dans l'union du langage verbal et non verbal. Pour ce qui est des situations appropriées, j'ai retenu une phrase importante : " est thérapeutique ce qui peut être assumé ". Tout d'abord, pour clore ce compte rendu, je voudrais remercier tout le CIM, tenu par Sylvie, Pierrette et Dominique ainsi que tous les intervenants. Je voudrais également rappeler que la formation n'a pas été toujours facile. Les mises en situation vont toucher en profondeur et tout le monde n'est pas prêt. Les séparations de Peggy et d'Alfredo ont été difficiles à vivre. La formation a donc été pour moi une expérience très originale qui vaut bien les efforts qu'elle impose. Elle a été au-delà de mes espérances car elle a révélé en moi ce que je pensais depuis longtemps et l'idée que j'avais de la thérapie qui constitue mon combat. Je ne sais pas si aujourd'hui, je fais vraiment partie des musicothérapeutes, mais je les soutiens ainsi que tous ceux , " médecines douces- médecines modernes " qui ont quelque chose de la médecine traditionnelle tout en allant vers de nouveaux terrains. Pour " le mot de la fin ", je dirais : RESTONS EN MOUVEMENT ... |
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