LA NATURE DE LA FORMATION
- Ce que vous y trouverez - Ce que vous y ferez -
Entrer en formation de musicothérapie, c’est s’engager
sur une voie alliant la créativité, l’implication
pratique, la réflexion personnelle, la capacité d’écoute
et de dialogue. S’il n’est pas exigé des futurs
stagiaires d’être musicien, ni praticien d’une
forme quelconque de thérapie, leur expérience en
ces domaines et leurs motivations personnelles seront déterminantes
lors de l’étude de leur dossier (et leur éventuelle
acceptation dans la formation). Celle-ci se fonde sur une dynamique
de groupe, impliquant des mises en situation
d’expériences,
des cours théoriques, des temps
de réflexion collective et certains travaux à accomplir individuellement entre
les sessions de groupe.
La musicothérapie peut prendre des formes très
différentes - la formation du CIM est a priori ouverte à tous
les courants - mais obéit à l’exigence du
respect d’un code de déontologie, ainsi qu’à une éthique
fondée sur l’unicité de la personne humaine (les patients ne sont pas des « diagnostics »,
mais des personnes potentiellement responsables de leur histoire
singulière). Ceci a une conséquence directe sur
la façon dont le thérapeute ne peut se contenter
d’appliquer un ensemble de recettes, mais est invité à une
pratique créative, dans la mesure où il découvre
progressivement un être humain radicalement singulier (bien
entendu, la plasticité naturelle des pratiques musicales
joue ici un rôle majeur). Ainsi orientée, la formation
ne prône aucune doctrine particulière, considère
chacun comme responsable de ses propres croyances, mais
implique de soumettre toutes certitudes théoriques à l’épreuve
de l’expérience et de la critique, et cela selon
le critère de l’efficience thérapeutique.
Enfin, elle considère que, autant que possible, le thérapeute
est là tout d’abord pour proposer au patient un
cadre sécurisant et des outils pour que ce dernier puisse
par lui-même mettre en œuvre son processus de travail.
Enfin, il faut aussi savoir que la qualité de la formation
ne dépend pas seulement de la compétence et du
talent des formateurs, mais aussi de la façon dont le
groupe se responsabilise, favorise le dialogue, la remise en
question personnelle et la bienveillance mutuelle.
Quelques précisions importantes :
Une formation en musicothérapie n’est pas une
thérapie,
et les formateurs ne peuvent prendre des stagiaires en relation
thérapeutique durant le temps de la formation. Néanmoins
celle-ci est nécessairement riche en « effets
thérapeutiques » ponctuels - naturellement
provoqués par les interactions (et les illusions) groupales
- qu’il ne faudra point confondre avec un processus thérapeutique
nommé comme tel.
Le fait de payer
sa formation ne signifie pas acheter un diplôme.
Celui-ci dépend du travail et de l’implication personnelle
du stagiaire en processus de formation, qui se conclura par la
rédaction et la soutenance d’un mémoire en
présence d’un jury de professionnels. Cela effraie
ceux qui n’ont jamais passé ce genre d’épreuve,
mais il faut bien saisir que, sans cet ultime travail de réflexion
et de synthèse personnelle - suivie d’une confrontation à l’autre
(jury) - les diverses approches proposées ne peuvent se
nouer en une démarche singulière. Les références
théoriques proposées durant la formation sont multiples,
et chaque stagiaire sera encouragé à élaborer
sa propre réflexion à partir de diverses lectures
(ouvrages, articles, mémoires). Le mémoire a essentiellement
pour fonction de montrer comment un musicothérapeute agit,
perçoit, éprouve et questionne sa pratique. Il
va sans dire que ce travail final n’a de sens que dans
la mesure où le stagiaire se sera personnellement investi
dans les séances d’implication, et qu’il aura
appris à verbaliser son expérience intime.
La formation poursuit
un double objectif : l’initiation à diverses
techniques psycho-musicales et la formation à la musicothérapie proprement dite. Les techniques psycho-musicales sont à l’œuvre
dans un éventail de domaines qui dépasse largement
la thérapie proprement dite : pédagogie musicale, éducation
spécialisée, psychomotricité, animation,
dynamique de créativité, travail en crèches
ou écoles maternelles, etc… Quant à la musicothérapie,
elle oriente précisément ces techniques dans un
objectif thérapeutique, impliquant un cadre spécifique.
Le stagiaire peut choisir d’orienter son mémoire
dans un de ces multiples domaines, et prétendre à un
certificat de formation aux techniques psychomusicales, ou bien
vers une perspective strictement musicothérapeutique,
et prétendre au diplôme de musicothérapeute.
Précisons bien que si l’on peut désirer
devenir thérapeute, le processus
de formation peut mettre à l’épreuve
cette motivation, qui peut finalement être orientée
de préférence vers l’une ou l’autre
de ces options (qui, sur le plan professionnel, présentent
un égal intérêt). Il y va de la sécurité même
de la personne (et de ses éventuels patients), que de
lui éviter de prendre des responsabilités auxquelles
elle n’est pas prête. Tout le monde n’est pas
appelé à devenir thérapeute ; cela
dit, chacun ne peut que s’enrichir de la simple tentative
d’y parvenir.
Le diplôme n’étant pas (encore) reconnu par
l’état, il faut rappeler que sa valeur tient à la
fois de la rigueur de la formation proposée et de l’expérience
de l’équipe pédagogique, mais aussi de la
position historique du CIM qui, premier centre créé en
France (1968), est à l’origine de la plupart des
autres écoles de musicothérapie.
Pour conclure sur l’essentiel : dans l’univers
complexe de la psychologie contemporaine, l’apport des
recherches en musicothérapie est d’une richesse
incomparable, comme en témoigne l’intérêt
grandissant manifesté aujourd’hui (jusque dans les
médias) pour les effets de résonance psychosomatique,
et la place de la sensibilité. L’apport spécifique
de cette formation peut se condenser en deux mots : on y
apprend à écouter ainsi qu’à nommer ce que l’on éprouve. On y expérimente que
notre capacité d’écoute - de soi comme de
l’autre - est susceptible de s’ouvrir sur possibilités
largement méconnues (proprement « inouïes »),
et que la musique est le moyen par excellence pour explorer ces
profondeurs, et découvrir leur potentiel de créativité. À bon
entendeur…
D.BERTRAND
Président du Centre International de Musicothérapie. |
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L’équipe de formateurs est constituée de 31 intervenants. Tous, quelles que soient leurs différences, leurs origines, leurs formations d’horizons diverses ont :
- un savoir : FAIRE
- un savoir : DIRE
- un savoir : TRANSMETTRE
Le postulat de cette formation est : l ÊTRE et non pas l’ AVOIR… Cette formation professionnelle est orientée autour d’une démarche humaine. Le stagiaire apprendra avec l’outil musical à DONNER et à RECEVOIR , le support principal étant l’histoire d’un groupe soutenue et encadrée par le professionnalisme d’intervenants ayant la pratique de l’objet musical.
Ceci est défini lors de l’entretien pédagogique obligatoire avant l’entrée en formation.
Alors au plaisir, peut-être, un jour de vous rencontrer…
Sylvie BRAUN DIRECTRICE
P.S. Si vous souhaitez (entendre) la résonance de la formation, nous vous invitons à lire sur notre site les comptes rendus des stagiaires page information.
Le CIM a pris la décision de se séparer de F.F.M « la Fédération Française de Musicothérapie » pour des raisons éthiques et la non application du code de déontologie qui doit être respecté par toutes écoles désirant faire partie de cette fédération.
Le C.IM est membre de la F.M.M « Fédération
Mondiale de Musicothérapie », dont Jacques JOST
(créateur du C.I.M) fut le co-fondateur avec Rolando BENEZON,
et Vice Président pendant de nombreuses années.
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