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Un grand nombre de résidences, maisons de retraite
ou encore de structures accueillant des personnes âgées,
doivent faire face à de nombreux problèmes d’ordre
médical liés à l’entrée d’une
personne. Le personnel, souvent peu formé, est de ce
fait dépassé par les troubles psychologiques
(liés au placement) de ces « nouveaux arrivants » en
résidence, et a bien du mal à gérer les
angoisses. Malgré une volonté de tout faire pour
qu’un individu se sente bien, on constate que l’intégration
en institut pour une personne âgée est difficile à vivre.
En général, les médecins ordonnent la
prise de somnifères, ou de divers anxiolytiques pour
soulager le résident (entré récemment
ou non d’ailleurs).
Au vu de nombreux dossiers de vie de résidents, on constate
que le « mal de vivre » de certaines
personnes peut entraîner un phénomène d’agressivité (que
ce soit envers le personnel ou les autres résidents),
d’isolement, et peut aller jusqu’au suicide.
La musicothérapie peut-elle aider une personne à se « retrouver » dans
un cadre qui fait souvent peur, et qui, fréquemment
est défini comme un mouroir ?… Une hypothèse
de travail est définie dès la suite de l’introduction.
Introduction
Ce mémoire est pour moi l’aboutissement d’un
parcours. Parcours musical, puisque, ayant effectué tout
mon cursus scolaire en horaires aménagés dans
un conservatoire de musique, et ensuite un parcours au sein
de la santé pour avoir intégré la fonction
publique hospitalière à la fin de mes études.
J’ai donc cumulé pendant dix ans deux emplois.
Un en tant qu’agent hospitalier, puis un autre en tant
que professeur en école de musique. La formation au
Centre International de Musicothérapie s’est révélée être,
pour moi, la possibilité d’exercer un métier
passion.
Au delà d’un aboutissement, ce mémoire
marque surtout le début d’une aventure professionnelle.
En effet, pour le réaliser, j’ai depuis le mois
de septembre 2006, quitté l’hôpital, afin
d’exercer la musicothérapie auprès de personnes âgées.
Je me suis inscrit dans un centre de formalités en tant
que professionnel libéral. J’ai ensuite proposé mes
services dans plusieurs maisons de retraite de ma région
afin d’intervenir auprès des résidents.
Une directrice, passionnée et même « hantée » par
le bien être des résidents, m’a présenté au
médecin de la structure. Entretien qui s’avère
d’une grande importance pour tous les deux. En effet,
ce médecin s’intéresse depuis de nombreuses
années aux effets de la musique auprès des personnes,
et en ce qui me concerne, je vais trouver une hypothèse,
qui je pense, n’a pas encore été développée
dans le cadre d’une soutenance de mémoire.
Mon hypothèse de travail est la suivante,
La musique peut-elle aider une personne angoissée ou
agitée à mieux appréhender le sommeil,
et peut-être même, pourrait-on diminuer dans le
temps certains médicaments tels que les anxiolytiques
et divers somnifères avant le coucher.
C’est sur cette base de travail que ce mémoire
a été fondé et il a pour objet d’étudier
les effets de la musique auprès des personnes âgées
sujettes à certaines phobies, angoisses, ou troubles
du comportement liés à certains événements
au sein de la résidence.
Ce mémoire se présente en trois parties distinctes :
La première partie développe de façon
assez théorique ce qu’est le vieillissement et
ses effets.
La deuxième partie présente la mise en place
des ateliers « musique » au sein d’une
résidence.
La troisième partie montre l’étude d’un
cas clinique auprès d’une personne en individuelle,
puis auprès d’un groupe de personnes.
Pour finir, une conclusion fait le point sur l’évolution
des personnes participantes aux ateliers, et confirme, ou pas,
l’hypothèse développée. |
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