Résumé
Ce mémoire propose d’établir un lien entre
le maternage et paternage infantile, qui représentent
les deux premières années de la vie de l’enfant,
au cours desquelles ses parents sont tout à ses bons
soins pour l’entière satisfaction de ses besoins,
et la pratique du chant.
« Chanter fait du bien » entends-je
souvent dans mon activité de professeur de chant. Lorsque
l’on observe un bébé repu après
une tétée au sein de sa mère, son visage
apaisé et détendu, l’air aux anges, et
lorsque l’on a déjà eu la chance de goûter
aux instants de grâce à travers le chant, on peut
effectivement se demander, dans quelle mesure chant et maternage
ne pourraient pas se faire écho.
Pour argumenter cette hypothèse, nous nous appuieront
sur les travaux scientifiques de Lorentz, Sptitz, Harlow ou
encore Winnicott.
Les meilleures choses ayant une fin, nous nous demanderons
comment la pratique du chant permet dans le même temps
que se rejoue la rupture de l’état de fusion qui
règne entre une mère et son enfant dans les premiers
mois de la vie du nourrisson alors qu’il est entièrement
dépendant.
Mon cheminement personnel, ma réflexion analytique,
ma découverte il y a quelques années du concept
de résilience développé par Borus Cyrulnik
et plus récemment, ma rencontre avec Anaïs de Tinguy
Simon au sein du CIM sont les fers de lance de ce travail qui
je l’espère vous passionnera autant qu’il
m’a menée, voix faisant, sur la voie d’une
démarche vocale d’accompagnement thérapeutique
dans la créativité et le vivant. |