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Résumé
La maladie d’Alzheimer touche un nombre de plus en plus
important de personnes chaque année. Elle constitue
un véritable drame humain : drame pour le patient et
sa famille dont les liens sont chaque jour à reconstruire,
drame pour les soignants qui en ont la charge (ceux-ci n’étant
pas toujours formés à l’accompagnement
de ces personnes), drame pour la médecine qui ne dispose
actuellement d’aucun remède pour la combattre,
drame enfin, pour la société qui n’est
pas préparée à un tel problème
socio-économique.
Cette maladie se caractérise par un déclin progressif
des fonctions cognitives (touchant la mémoire, la compréhension,
le langage…) et engendre des troubles
fonctionnels (capacité à effectuer
les actes de tous les jours) et végétatifs (troubles
alimentaires et troubles du sommeil), privant peu à peu
le malade de toute autonomie. Ce déclin est à l’origine
d’une grande souffrance morale pour le patient et sa
famille. Il s’accompagne de périodes anxieuses
et dépressives, engendrant de nombreux troubles du comportement
: agressivité, déambulations, apathie, repli
sur soi…
Cela m’amène à me poser la question suivante,
qui sera mon hypothèse de travail : peut-on, par l’intermédiaire
de la musique, atténuer les troubles de l’humeur
et du comportement chez un malade d’Alzheimer ?
Pour tenter de répondre à cette question, parallèlement à un
travail de recherche documentaire destiné à enrichir
ma réflexion et ma pratique, j’ai effectué un
stage de 6 mois au sein d’une maison de retraite, les
jardins de Séréna. J’y ai exercé la
musicothérapie auprès de neuf personnes. J’ai
fait le choix d’utiliser différentes techniques
psychomusicales, aussi bien réceptives qu’actives,
afin de m’adapter au mieux à la personnalité,
aux désirs et aux besoins de chacun.
La mise en place d’une relation basée sur une écoute
attentive et sur le respect de leur liberté individuelle
et de leur réalité subjective, m’a permis
de gagner rapidement leur confiance et d’ouvrir ainsi
leurs canaux de communication.
L’utilisation et la valorisation de leurs capacités
résiduelles, la validation de leurs émotions,
le jeu musical partagé ont contribué à la
restauration de moments de détente, de bien être
et de plaisir, luttant ainsi contre l’apathie et le repli
sur soi. Elles ont permis d’atténuer certains
troubles de l’humeur et du comportement comme l’angoisse,
la dépression, la paranoïa, l’agressivité ou
les déambulations…
J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler auprès
de ces personnes, toutes dotées d’une incroyable
richesse. Je vous souhaite tout autant de plaisir à travers
la lecture de ces pages, dont la rédaction m’a
véritablement passionnée.
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