Mickaël GALACIER
Soutenu le 17 juin 2008
 
  "Musicothérapie et Psychiatrie: la prise en charge psychosociale du patient schizophrène en institution"

Mention
Assez Bien

 
Résumé

La réhabilitation psychosociale peut être définie comme : « l’ensemble des processus directs et indirects tendant à diminuer les stigmates de la maladie et à augmenter les compétences psychosociales des patients désinsérés ».
En effet, ce mouvement d’origine anglo-saxonne et récent en France pose les bases de l’action psychosociale en terme d’objectifs thérapeutiques. Chaque intervenant peut alors se référer à ses treize principes, reconnus aujourd’hui par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et qui considèrent que chaque patient quelque soit la pathologie et les difficultés qu’elle induit, possède un potentiel et des capacités qu’il peut intégrer ou réinvestir en vue de vivre le plus normalement possible dans la société. Ce postulat implique un éventail large d’interventions tant au niveau de la prise en charge médicale des symptômes que dans l’apprentissage et le renforcement des habiletés sociales. La prévention joue également un rôle important dans l’information auprès des patients et de leur entourage et la détection précoce des troubles sociaux, un réseau de santé est alors clairement identifié.
Les missions du travail de réseau en psychiatrie, définit par la loi de février 2002, font partie intégrante du processus de réhabilitation psychosociale, puisqu’ils représentent l’ensemble des actes extra hospitaliers qui visent à maintenir et à favoriser la qualité de vie en collectivité des patients.

La musicothérapie n’est pas en reste dans ce projet thérapeutique.
En effet, initiée en France par Jacques JOST dans les années 50, elle se développe progressivement, imposant ses résultats positifs dans la prise en charge des patients atteints de troubles psychiques, s’adressant ainsi à un large public.
Edith LECOURT donne une vision claire du but thérapeutique et la définit comme « une forme de psychothérapie ou de rééducation, selon la méthode, qui utilise le mouvement, le son et la musique, sous toutes ses formes, comme moyen d’expression, de communication, de structuration et d’analyse de la relation. »
En effet, ce pratique, en perpétuelle évolution, offre des méthodes thérapeutiques qui envisagent l’individu dans sa globalité (psyché et corps) et qui investi la relation à l’autre. La communication non verbale qui la caractérise en fait un outil précieux dans la prise en charge des pathologies qui entrainent une rupture de la communication. Sa pratique en groupe ou individuelle ouvre également un champs thérapeutique vaste.
Dans ce sens, elle présente un intérêt thérapeutique certain auprès du patient schizophrène.
Cette pathologie mentale, dont les formes sont multiples, se caractérise par un clivage de la pensée dont les manifestations délirantes et hallucinatoires sont significatives et particulièrement présentes. Ces symptômes plongent progressivement les personnes atteintes dans un vide relationnel qui perturbe peu à peu les relations sociales et la vie dans la collectivité. Les hospitalisations sont alors quelques fois la seule alternative.
Une prise en charge pluridisciplinaire (médicale et psychothérapeutique) est alors nécessaire pour une évolution positive de la maladie bien que certaines formes entrainent un déficit cognitif permanent.

Soucieux de participer activement à ce processus thérapeutique, et convaincu de la qualité ’’resocialisante’’ de la musicothérapie auprès de ces patients, je m’investi aujourd’hui dans l’institution en proposant un atelier de percussion. Je m’applique ainsi dans l’avant et l’après hospitalisation.

 

 
 
 

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