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Résumé
La réhabilitation psychosociale peut être définie
comme : « l’ensemble des processus directs
et indirects tendant à diminuer les stigmates de la
maladie et à augmenter les compétences psychosociales
des patients désinsérés ».
En effet, ce mouvement d’origine anglo-saxonne et récent
en France pose les bases de l’action psychosociale en
terme d’objectifs thérapeutiques. Chaque intervenant
peut alors se référer à ses treize principes,
reconnus aujourd’hui par l’Organisation Mondiale
de la Santé (OMS) et qui considèrent que chaque
patient quelque soit la pathologie et les difficultés
qu’elle induit, possède un potentiel et des capacités
qu’il peut intégrer ou réinvestir en vue
de vivre le plus normalement possible dans la société.
Ce postulat implique un éventail large d’interventions
tant au niveau de la prise en charge médicale des symptômes
que dans l’apprentissage et le renforcement des habiletés
sociales. La prévention joue également un rôle
important dans l’information auprès des patients
et de leur entourage et la détection précoce
des troubles sociaux, un réseau de santé est
alors clairement identifié.
Les missions du travail de réseau en psychiatrie, définit
par la loi de février 2002, font partie intégrante
du processus de réhabilitation psychosociale, puisqu’ils
représentent l’ensemble des actes extra hospitaliers
qui visent à maintenir et à favoriser la qualité de
vie en collectivité des patients.
La musicothérapie n’est pas en reste dans ce
projet thérapeutique.
En effet, initiée en France par Jacques JOST dans les
années 50, elle se développe progressivement,
imposant ses résultats positifs dans la prise en charge
des patients atteints de troubles psychiques, s’adressant
ainsi à un large public.
Edith LECOURT donne une vision claire du but thérapeutique
et la définit comme « une forme de psychothérapie
ou de rééducation, selon la méthode, qui
utilise le mouvement, le son et la musique, sous toutes ses
formes, comme moyen d’expression, de communication, de
structuration et d’analyse de la relation. »
En effet, ce pratique, en perpétuelle évolution,
offre des méthodes thérapeutiques qui envisagent
l’individu dans sa globalité (psyché et
corps) et qui investi la relation à l’autre. La
communication non verbale qui la caractérise en fait
un outil précieux dans la prise en charge des pathologies
qui entrainent une rupture de la communication. Sa pratique
en groupe ou individuelle ouvre également un champs
thérapeutique vaste.
Dans ce sens, elle présente un intérêt
thérapeutique certain auprès du patient schizophrène.
Cette pathologie mentale, dont les formes sont multiples, se
caractérise par un clivage de la pensée dont
les manifestations délirantes et hallucinatoires sont
significatives et particulièrement présentes.
Ces symptômes plongent progressivement les personnes
atteintes dans un vide relationnel qui perturbe peu à peu
les relations sociales et la vie dans la collectivité.
Les hospitalisations sont alors quelques fois la seule alternative.
Une prise en charge pluridisciplinaire (médicale et
psychothérapeutique) est alors nécessaire pour
une évolution positive de la maladie bien que certaines
formes entrainent un déficit cognitif permanent.
Soucieux de participer activement à ce processus thérapeutique,
et convaincu de la qualité ’’resocialisante’’ de
la musicothérapie auprès de ces patients, je
m’investi aujourd’hui dans l’institution
en proposant un atelier de percussion. Je m’applique
ainsi dans l’avant et l’après hospitalisation.
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