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Résumé
L'analyse des éléments constitutifs de la musique
peut-elle nous aider dans une démarche de musicothérapie
?
En introduction, nous dégageons les quatre composantes du son, et essayons
de repérer à quel niveau le sujet est touché par chacune
de ces composantes : hauteur, intensité, durée, timbre, mais aussi
par l'organisation de ces sons dans la musique.
Après une présentation de notre lieu de travail et des différents
lieux de stage, nous confrontons nos expériences personnelles avec des
ouvrages théoriques en analysant les productions musicales des patients
et des thérapeutes à travers les rubriques suivantes :
Hauteur du son : production vocale, ambitus, intervalles. Nous émettons
l'hypothèse que cette composante semblerait toucher plutôt le corps,
dans sa partie organique.
Intensité : le silence, les crescendo et decrescendo. Les variations dans
l'échelle des volumes sembleraient toucher les émotions, l'affect.
Durée, rythme : liés directement à l'aspect corporel, à l'énergie.
Timbre : il aurait un accès direct à l'âme du sujet.
Construction musicale : intervalles, échelles sonores, consonance, dissonance,
harmonie, contrepoint, forme, orchestration, touchent le patient dans sa globalité,
mais en fonction de sa culture ou de son univers musical.
Si l'analyse de ces facteurs peut présenter un intérêt intellectuel,
nous concluons que, dans bien des cas, la communication avec le patient est très
intuitive, et bien difficile à représenter par des schémas
aussi restrictifs.
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