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Résumé
Si le stade du miroir, vécu entre
6 et 18 mois, permet, comme cela a été montré par
bien des auteurs, à l'enfant de distinguer le Moi de
l'Autre, plus tard dans la vie d'une personne existe la possibilité d'enrichir,
voire de rectifier, cette conscience de soi. En me fondant
sur les observations d'une pratique, sur plusieurs années – de
la voix, des sons et des mouvements –, récoltées
au cours de séances individuelles comme en groupe, enrichies
et consolidées par des connaissances bibliographiques,
j'ai pu mieux mesurer ce subtil échange avec l'autre
et soi-même qui en même temps nous distingue et
nous relie. J'ai ainsi tenté, dans ce mémoire,
de décrire l'enjeu et les fruits de cette fonction – essentielle
pour chacun – de miroir, aussi bien pour tout public
que pour ceux en situation de handicap. Et j'ai souhaité donner
place à l'évocation de ma singulière expérience – choisie
pour mieux comprendre et aider les personnes en handicap – de “mise
entre parenthèses” de certains sens (la vue et
la parole)
Hypothèse
Dans ce mémoire, je souhaite
montrer que nous avons tous besoin du regard et/ou de l'écoute
de l'autre afin de réaliser la rencontre avec soi-même,
de se distinguer par rapport à l'autre, de se construire
en tant qu'individu autonome. Plus singulièrement développer
ce point de vue : Si le stade du miroir n'a pas (ou mal) été vécu,
grâce aux séances proposées – à travers
l'exploration de la voix, des sons et des mouvements – le
miroir offert par l'autre ne pourrait-il pas y aider et inviter
la personne à se retrouver avec elle-même ? À partir
de là, pourrait-elle mieux se distinguer de l'autre
et découvrir ainsi que « différence » et « ressemblance »,
inséparables, sont présentes en chacun ? Le fait
de pouvoir les sentir ou voir chez l'autre, ne pourrait-il
pas nous amener à les rencontrer en nous ?
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