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Résumé
La musicothérapie existe depuis très longtemps
mais elle a aujourd’hui beaucoup de difficulté à se
faire une place bien distincte. Elle est souvent englobée
dans d’autres thérapies autant à la mode
que mal définies. Je propose d’en dessiner les
contours pour plus de clarté.
Dans cette démarche
d’alliance entre la musique et la thérapie, un
réel potentiel existe au bénéfice de l’être
humain. Physiquement et psychiquement la musicothérapie
vient nous trouver dans nos profondeurs comme dans nos façons
existentielles de vivre. Pour cela, une cohabitation entre
la musique et la thérapie s’articule dans un art
un peu différent que les arts traditionnels. D’un
côté la musique très subjective et « sans
limite » et de l’autre la thérapie
qui fait partie des soins aux valeur très objectives.
Nous retrouvons également ces deux notions dans le fait
que la musique a un impact sur l’esprit et sur le corps.
Ainsi,
en tant que thérapeute, un cadre et une distance
relationnelle doivent être bien préparés
afin de jouer en harmonie avec la personne. Il est question
ici d’une dynamique très subtile et en même
temps tellement universelle qu’elle en devient évidente.
Mais
au delà de tout cela, la pratique de la musicothérapie
peut-être est mise en valeur. En effet, la pratique est
une façon de connaître les choses et d’autant
plus en musicothérapie où l’action de la
musique prend une place importante sur le corps. Les ateliers
que j’ai mis en place permettent de bien définir
le cadre nécessaire à cette démarche thérapeutique
spécifique.
Ainsi des exemples d’expérimentation
musicale dans ces ateliers aux techniques psychomusicales donnent à la
théorie, parfois dénaturalisante, un peu de l’impalpable
qui peut être attendu en musicothérapie. C’est
pourquoi et notamment chez les personnes à mobilité réduite,
la spécificité de la musicothérapie permet
une approche adaptée et singulière de la personne.
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