| |
Résumé
Qui, au cours de sa vie, n’a rêvé, un jour,
de réaliser sa « légende personnelle » ?
Enfant, nous avions, pour la plupart d’entre nous, un
souhait, un désir, un grand rêve. L’un serait
acrobate, chercheur d’or, cosmonaute, l’autre chirurgien,
avocat au barreau ou musicien célèbre. Les années
passant, quelques uns les réalisent, d’autres
les gardent en mémoire comme un trésor précieux,
certains les oublient.
Quoi qu’il en soit, nous avons
tous notre jardin secret, dans lequel nous cultivons nos rêves.
Ma
formation de musicothérapeute me permit de faire
ressurgir certains désirs de réalisation de vie,
qui, jusqu’à présent, avaient été mis
de côté, oubliés et qui, pourtant, représentaient
pour moi à une certaine époque, une priorité.
Ce « refoulement » me surpris et leurs
réapparitions par la musicothérapie m’interpella :
ils existaient toujours et je ressenti alors, l’évidence
de la souffrance de leur non concrétisation.
L’envie
me vint alors de pousser mes recherches sur cette faculté particulière
de la musicothérapie, de faire ressurgir, des désirs
d’enfants auxquels nous tenons toujours, inaccessibles à notre
conscient parce qu’enfermés en nous et de comprendre
pourquoi il en avait été ainsi. Serions ignorants
de nos possibilités, de notre potentiel ou douterions
nous de nos capacités, au point d’abandonner ou
d’effacer ce à quoi nous nous destinions ?
Après
avoir bien définis mes objectifs, la connaissance
de son potentiel et la possibilité de réalisation,
je décidais de mettre mon hypothèse en application.
Un
stage, dans un institut pour enfants dyslexiques m’en
donna l’opportunité. Ces enfants souffrant de
divers troubles, d’origine complètement inconnue,
ne peuvent suivre un cursus scolaire normal. En échec,
ils n’ont pas de place dans notre société.
Les aider à reconnaître leur potentiel et la possibilité de
réaliser ce qu’ils désirent, me semblait
judicieux.
J’aménageais donc des séances
de musicothérapie, d’une heure par semaine sur
quatre mois, de mars à juin 2007.
Le déroulement
et le résultat de ce travail est la base de ce mémoire.
Après
une explication plus approfondie de mon hypothèse,
de son support et de mon travail dans cet institut, j’expliquerais
comment, la musicothérapie a été, pour
eux, un chemin vers la reconnaissance de leur valeur.
|
|