Résumé
« Toute sructure est donc un montage sonique ,
une symphonie dont les canons ont suscité l'ensemble
le plus harmonieux qui ait jamais été réalisé » (Alfred
TOMATIS)
Dès mon entrée au conservatoire, je me suis
dirigée vers une carrière professionnelle. Cependant
je ne suis pas totalement épanouie dans ce cursus strictement
musical .
Lors de ma pratique instrumentale1, j'ai tout de suite senti
un décalage entre la musique et mon corps, autrement
dit entre le monde sonore et la structure corporelle. J'ai
ressenti un véritable frein à la progression
dans mon apprentissage.
J'en suis donc venue à m'orienter vers des études
de musicothérapie; pour donner un sens à la Musique
.
La relation à l'autre est pour moi un véritable
manque parce que c'est un facteur d'éapnouissement.
J'éprouve le besoin de partager mon expérience
musicale .
Durant la formation au CIM2, travailler en groupe m'a permis
de me rendre compte de l'importance de l'interaction entre
individus et me montrer ses répercutions positives dans
la pratique de la musique.
Au cours des semaines de formation, le corps intervenait
souvent dans sa globalité. Je pense alors au deuxième
jour de cours, tout particulièrement à la séance
encadré par Dominique Bertrand qui intervenait sur le
corps sonore : Sous forme d'exercice à deux, je me
suis retrouvée à travailler avec ce formateur
ce qui fut pour moi une expérience révélatrice
. Ce travail axé sur le dos et sa caisse de résonance
,m'a permis de me rendre compte que j'avais occulté cette
partie de mon corps dut à ma scoliose. Mon dos fut un
réel problème tout a long de mon enfance ce qui
explique l'absence d'envie de m'occuper de cette partie de
mon corps.
Parallèlement à la formation j'ai entreprit
des ateliers d'éveil musical en école maternelle
avec des enfants de 4 à 6 ans. J'ai alors pris conscience
des différents niveaux psychomoteur chez l'enfant .
Ainsi lorsque je les faisais danser sur une musique pour certains
enfants les mouvements venaient naturellement mais pour d'autre
l'exercice se révélait plus complexe .
J'ai également fait un stage avec l'association Musique
et Handicap où j'ai travaillé avec une musicothérapeute
Béatrice Abadie. Les ateliers s'adressaient à des
enfants handicapés. Il m'est arrivée, au cours
des séances, d'oublier l' handicap de certains enfants
. Je fut la première surprise de découvrir l'énorme
impact de la musique sur le corps.
Un enfant, dans ces ateliers musicaux, qui portait un corset
orthopédique m'a rappelé mon enfance et le mal-être
que j'éprouvais enfermée dans ce corset . Cette
rencontre m'a particulièrement touchée et m'a
montré les effets positifs de la musique sur le corset.
Ce qui m'a conforté dans l'idée de travailler
sur le thème du corps.
A la suite de ces deux expériences, il m'a semblé indispensable
de réfléchir sur la relation entre la production
de sons et ses répercutions physique.
Voici mon hypothèse de travail découlant de
ces réflexions :
Existe-il un lien entre la structure corporelle et le monde
sonore ?
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