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Résumé
Le cadre de mon travail est une unité de pédopsychiatrie
en hôpital de jour, prenant en
charge des enfants qui présentent des troubles psychotiques,
autistiques ou névrotiques
graves.
A travers la description de 17 ateliers musique, je présente
les différentes techniques qui
mettent les enfants dans des situations de stimulations sensorielles
très variées : écoute de
musiques, interactions avec des rythmes, chant de chansons
choisies par les enfants,
instruments ou objets mis en relation avec le corps, etc.
Après réflexion et concertation avec l’équipe
pluridisciplinaire, j’ai proposé aux enfants de
travailler en groupe.
Pour ce mémoire, je me suis particulièrement
penchée sur le cas de Thomas qui présentait à
son arrivée un syndrome autistique.
Pour soutenir ma réflexion, j’ai étudié d’une
part le concept du moi-peau de Didier Anzieu
et, d’autre part, les notions de jeux et d’objets
transitionnels de Winnicott.
Pour Winnicott, le jeu est un moyen pour l'enfant de se percevoir
progressivement comme
sujet entier et séparé de la mère. La
musicothérapie est ainsi introduite comme moyen de
créer un espace transitionnel permettant le jeu et l'intégration
de la personne dans un
processus d'évolution.
Pour tenter de comprendre la maladie mentale chez l’enfant,
j’étudierai aussi les textes de
Winnicott et de Marcelli dont je retiens la définition
sur la psychose et l’autisme infantile.
Les deux auteurs définissent les psychoses infantiles
comme troubles perturbant les
capacités de communication. Winnicott nous parle aussi
d’une désillusion mère-enfant
provoquant chez ce dernier angoisse, perte de sens et parfois
la construction d’un faux self.
L’analyse de l’évolution de Thomas nous
permet de voir une ouverture progressive vers
l'extérieur et à une affirmation notable de sa
position de sujet (penser, donner son avis,
interagir...), au dépend de son faux-self. Les jeux
en groupe favorisent cette tendance, tout
en le protégeant du regard de l'autre. |
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