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Résumé
Lorsque l’enfant brûlé arrive dans le service
d’urgence et de réanimation de l’hôpital
Trousseau, il vient de vivre une terrible épreuve dans
laquelle la douleur, le choc, l’angoisse et la peur se
confondent. Il semble alors perdre tout repère sensoriel
et affectif car son corps est souffrant et meurtri.
Durant neuf mois j’ai effectué mon stage dans
ce service si spécifique dans lequel la prise en charge
globale de l’enfant brûlé est fondamentale.
J’ai compris que dans cet environnement où chaque
geste, chaque soin provoque des cris de douleurs et de colère,
la musicothérapie pouvait contribuer à donner à l’enfant
quelques moments d’apaisement et de ressourcement. En
recréant un espace sécurisant où le sonore
s’élabore peu à peu, l’enfant tente
de se laisser aller. Et c’est ce lâcher-prise qui
lui permet d’improviser et de devenir acteur de la situation.
En effet, sécurisé, apaisé, l’enfant
s’accepte mieux et parfois se découvre. Dans son
extrême immobilité, il ose des gestes, des regards,
des sons, des mots et exprime parfois des volontés précises.
De ce fait, son désir apparaît et il l’impose à sa
façon.
Le présent prend alors tout son sens et la musique
permet la libre expression. Car l’enfant s’investit
dans la mesure de ses possibilités : il chante,
il joue, il dirige… Il crée peu à peu
son propre univers sonore.
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