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Résumé
Ce mémoire rend compte d’un stage de Musicothérapie
dans une maison de retraite d’avril à juin 2008.
L’hypothèse que le titre : « La
voix, chanteuse des couches archaïques du psychisme » met
en exergue est le résultat d’un travail avec des
personnes âgées atteintes de différentes
pathologies. Durant ce court moment je me suis rendue compte,
contre toute attente, que la voix chantée semblait révéler
chez plusieurs personnes du groupe un état de régression
vers cette archaïque relation première mère – enfant
qui, tantôt calme, tantôt excite.
Le début de ce mémoire tente de jeter un regard
global sur la Musicothérapie soit elle réceptive
ou active. Etant donné le lieu de mon stage, j’ai
présenté ses possibilités plus particulièrement
dans le champ de la Gériatrie.
Il me semblait indispensable
d’observer d’un peu
plus près la communication, surtout du côté du
registre analogique, et la résonance que produit la
musique chez l’homme.
Dans le chapitre concernant les outils
j’ai tenu à traiter
d’abord les éléments inhérents à la
musique, tels le son, le rythme, la mélodie, l’harmonie
et de manière un peu plus détaillée les
outils voix et chant qui constituent les principaux éléments
de mon stage. Etoffer le chapitre sur le son par une brève
description du fonctionnement de l’oreille et de la mémoire
musicale autour de l’idée : « Comment
la musique s’inscrit dans la mémoire ? » m’a
donné l’occasion de mettre en relief l’impact
de la voix et du chant sur la mémoire corporel et psychique
du sujet humain.
Mon stage s’est déroulé auprès
d’un groupe, c’est pourquoi j’ai présenté un
petit travail autour de ce thème.
Je ne tenais pas à négliger, de façon
générale, le fonctionnement de la personne âgée
notamment lorsqu’elle se trouve placée.
Dans la
première partie théorique, j’ai
touché du doigt, succinctement, quelques notions psychanalytiques
concernant l’appareil psychique et le développement
du sujet humain. Cette mise en avant me paraissait indispensable
comme appui pour le travail pratique afin de comprendre des
notions comme la régression et le refoulement par exemple.
La
partie pratique évoque finalement la constitution
du groupe et décrit les personnes lui appartenant tout
comme le déroulement du stage. Afin d’élucider
au mieux la progression du travail de l’atelier, j’ai
décidé de relater les moments cruciaux de chaque
séance dont certains éléments se réitérèrent,
ce qui permettait de bien introduire l’issue de la partie
théorique II. Celle-ci se réfère aux notions
psychanalytiques qui sont la pulsion épistémique,
la détresse primordiale, la négation et l’objet
transitionnel, interrogations théoriques découlant
de mes observations.
Concernant la relation thérapeutique je me suis limitée à la
question de l’empathie, du toucher et du transfert – contre-transfert,
trois points qui ont particulièrement émergés
durant cette courte durée de travail.
J’ai choisi de terminer ce mémoire sur l’interrogation
de la créativité. Si tout au long de ce mémoire
je me suis tenue à un cadre, m’appuyant souvent
sur des articles et ouvrages dont les références
se trouvent dans la bibliographie, il me semblait primordial
d’œuvrer ici de mon propre ressort et d’oser
ce bref récit autobiographique et la petite critique
sur ce qu’on peut avancer officiellement sur la créativité.
Il s’agit là évidemment de mon point de
vue singulier.
Une remarque à propos de mes principaux outils, la
voix et le chant : j’étais ravie de trouver
les justes articles et auteurs reflétant parfaitement
l’idée sous-tendue par mon hypothèse, ce
qui prouve que la constatation faite par moi n’est nullement
nouvelle et les recherches la concernant bien avancées.
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