Mémoire de Trudi MOREAU-GIES
Soutenu juin 2009
 
  La voix, chanteuse des couches archaïques du psychisme

Mention
Assez Bien

 
Résumé

Ce mémoire rend compte d’un stage de Musicothérapie dans une maison de retraite d’avril à juin 2008.

L’hypothèse que le titre : « La voix, chanteuse des couches archaïques du psychisme » met en exergue est le résultat d’un travail avec des personnes âgées atteintes de différentes pathologies. Durant ce court moment je me suis rendue compte, contre toute attente, que la voix chantée semblait révéler chez plusieurs personnes du groupe un état de régression vers cette archaïque relation première mère – enfant qui, tantôt calme, tantôt excite.

Le début de ce mémoire tente de jeter un regard global sur la Musicothérapie soit elle réceptive ou active. Etant donné le lieu de mon stage, j’ai présenté ses possibilités plus particulièrement dans le champ de la Gériatrie.

Il me semblait indispensable d’observer d’un peu plus près la communication, surtout du côté du registre analogique, et la résonance que produit la musique chez l’homme.

Dans le chapitre concernant les outils j’ai tenu à traiter d’abord les éléments inhérents à la musique, tels le son, le rythme, la mélodie, l’harmonie et de manière un peu plus détaillée les outils voix et chant qui constituent les principaux éléments de mon stage. Etoffer le chapitre sur le son par une brève description du fonctionnement de l’oreille et de la mémoire musicale autour de l’idée : « Comment la musique s’inscrit dans la mémoire ? » m’a donné l’occasion de mettre en relief l’impact de la voix et du chant sur la mémoire corporel et psychique du sujet humain.

Mon stage s’est déroulé auprès d’un groupe, c’est pourquoi j’ai présenté un petit travail autour de ce thème.

Je ne tenais pas à négliger, de façon générale, le fonctionnement de la personne âgée notamment lorsqu’elle se trouve placée.

Dans la première partie théorique, j’ai touché du doigt, succinctement, quelques notions psychanalytiques concernant l’appareil psychique et le développement du sujet humain. Cette mise en avant me paraissait indispensable comme appui pour le travail pratique afin de comprendre des notions comme la régression et le refoulement par exemple.

La partie pratique évoque finalement la constitution du groupe et décrit les personnes lui appartenant tout comme le déroulement du stage. Afin d’élucider au mieux la progression du travail de l’atelier, j’ai décidé de relater les moments cruciaux de chaque séance dont certains éléments se réitérèrent, ce qui permettait de bien introduire l’issue de la partie théorique II. Celle-ci se réfère aux notions psychanalytiques qui sont la pulsion épistémique, la détresse primordiale, la négation et l’objet transitionnel, interrogations théoriques découlant de mes observations.

Concernant la relation thérapeutique je me suis limitée à la question de l’empathie, du toucher et du transfert – contre-transfert, trois points qui ont particulièrement émergés durant cette courte durée de travail.

J’ai choisi de terminer ce mémoire sur l’interrogation de la créativité. Si tout au long de ce mémoire je me suis tenue à un cadre, m’appuyant souvent sur des articles et ouvrages dont les références se trouvent dans la bibliographie, il me semblait primordial d’œuvrer ici de mon propre ressort et d’oser ce bref récit autobiographique et la petite critique sur ce qu’on peut avancer officiellement sur la créativité. Il s’agit là évidemment de mon point de vue singulier.

Une remarque à propos de mes principaux outils, la voix et le chant : j’étais ravie de trouver les justes articles et auteurs reflétant parfaitement l’idée sous-tendue par mon hypothèse, ce qui prouve que la constatation faite par moi n’est nullement nouvelle et les recherches la concernant bien avancées.

 

 
 
 

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