Mémoire de Isabelle GIANNELLI
Soutenu janvier 2009
 
  Le lien sonore comme moyen de resocialisation

Mention
Assez Bien

 
Introduction et résumé

Ma rencontre avec la musicothérapie ne doit rien au hasard même si elle s’est faite avec le
temps.
Je sais que la musique participe à lutter contre l’isolement et l’exclusion engendrés par le
handicap psychique ou physique. Je sais également que la musique contribue à une
véritable réhabilitation de la personne en tant que sujet. La médiation musicale permet de
remobiliser les capacités psychiques et physiques de la personne en suscitant un retour de
l’élan vital, car la musique est mouvement. Elle ramènera le mouvement au corps, à
l’extérieur par la danse, le jeu instrumental ou la perception vibratoire «vibro-tactile» et à
l’intérieur par les souvenirs, l’émotion ressentie, l’imagination et la créativité.
La musique a le pouvoir de réveiller les choses enfouies dans notre inconscient.
J’émettrai l’hypothèse que dans le cadre de la re-socialisation d’une personne ayant un
handicap qui altère sa communication, notamment chez des personnes sourdes ou mal-
entendantes, l’utilisation des divers aspects de la musique (son, vibration, mouvement,
rythme, mélodie, harmonie) en tant que médiateur aide les patients à se mobiliser sur le
plan relationnel et à se remettre au travail psychique et permet ainsi de retrouver du lien.
Pour bien faire le lien entre le monde des entendants et celui des sourds, il s'agit de bien
expliquer comment les sourds vivent leur surdité c'est-à-dire que nous devons identifier
leurs problèmes, leurs outils et comment la perception peut être développée et utilisée.
Pour cela je commencerai mon mémoire par donner des notions sur le son et la vibration.
Qu'est-ce que le son ? Comment le perçoit-on ?
Dans le deuxième chapitre, je parlerai du monde de la surdité, son histoire, ses degrés de
surdité, sa place dans la société.
Je parlerai ensuite de la musicothérapie, son historique, les différentes techniques, la place
du musicothérapeute, puis, dans le quatrième chapitre, je décrirai ma pratique au travers
de différents ateliers (au CDAV, Centre de Déficient Auditif, en service de pédopsychiatrie,
en maison de retraite, auprès d’enfants autistes et auprès d’un très jeune public en
crèche) puis, je finirai par une analyse ou plutôt une réflexion sur ma pratique et mon
vécu.
Je terminerai ce mémoire par une conclusion, un état des lieux, une ouverture possible
vers un futur.

 
 
 

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