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Introduction
et résumé
Ma rencontre avec la musicothérapie ne doit rien au
hasard même si elle s’est faite avec le
temps.
Je sais que la musique participe à lutter contre l’isolement
et l’exclusion engendrés par le
handicap psychique ou physique. Je sais également que
la musique contribue à une
véritable réhabilitation de la personne en tant
que sujet. La médiation musicale permet de
remobiliser les capacités psychiques et physiques de
la personne en suscitant un retour de
l’élan vital, car la musique est mouvement. Elle
ramènera le mouvement au corps, à
l’extérieur par la danse, le jeu instrumental
ou la perception vibratoire «vibro-tactile» et à
l’intérieur par les souvenirs, l’émotion
ressentie, l’imagination et la créativité.
La musique a le pouvoir de réveiller les choses enfouies
dans notre inconscient.
J’émettrai l’hypothèse que dans le
cadre de la re-socialisation d’une personne ayant un
handicap qui altère sa communication, notamment chez
des personnes sourdes ou mal-
entendantes, l’utilisation des divers aspects de la musique
(son, vibration, mouvement,
rythme, mélodie, harmonie) en tant que médiateur
aide les patients à se mobiliser sur le
plan relationnel et à se remettre au travail psychique
et permet ainsi de retrouver du lien.
Pour bien faire le lien entre le monde des entendants et celui
des sourds, il s'agit de bien
expliquer comment les sourds vivent leur surdité c'est-à-dire
que nous devons identifier
leurs problèmes, leurs outils et comment la perception
peut être développée et utilisée.
Pour cela je commencerai mon mémoire par donner des
notions sur le son et la vibration.
Qu'est-ce que le son ? Comment le perçoit-on ?
Dans le deuxième chapitre, je parlerai du monde de la
surdité, son histoire, ses degrés de
surdité, sa place dans la société.
Je parlerai ensuite de la musicothérapie, son historique,
les différentes techniques, la place
du musicothérapeute, puis, dans le quatrième
chapitre, je décrirai ma pratique au travers
de différents ateliers (au CDAV, Centre de Déficient
Auditif, en service de pédopsychiatrie,
en maison de retraite, auprès d’enfants autistes
et auprès d’un très jeune public en
crèche) puis, je finirai par une analyse ou plutôt
une réflexion sur ma pratique et mon
vécu.
Je terminerai ce mémoire par une conclusion, un état
des lieux, une ouverture possible
vers un futur. |
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