| |
Résumé
Nelson est un enfant dit « polyhandicapé »,
présentant des troubles du comportement.
A son arrivée, en 200 , ce jeune garçon de 7 ans n’a aucune
autonomie : il ne marche pas, ne possède pas de langage oral.
Il est alimenté par une sonde gastrique lorsqu’il intègre
l’Institut Médico Pédagogique.
Nelson communique par des cris perçants et s’automutile, à tel
point qu’il en perd un œil.
Dès le début de sa prise en charge éducative, je m’aperçois
qu’il est réceptif à la musique et particulièrement à la
voix chantée et aux vibrations du gong.
A la suite d’une synthèse, en 2008, l’indication du
Packing est posée (enveloppements humides).
Dès la mise en œuvre de ce soin, je décide d’intégrer
la musique dite réceptive, lors des séances de packing.
La première question que je me pose est la suivante : la
musique et la pack peuvent-ils être complémentaires ?
La seconde est : la coïncidence des 2 constitue-t-elle
une occasion d’émergence pour des traces psychiques
inconscientes archaïques ?
Afin de tenter d’y répondre je vais aller puiser
dans les travaux et approches psychanalytiques liés à l’enveloppe
sonore entre autres, et à l’enveloppe sonore chez
le fœtus et le bébé.
Au cours des différentes séances de pack, Nelson apprécie
certaines écoutes musicales qui ont un effet de concentration, « de
centrage sur lui-même », ainsi qu’un
apaisement immédiat, telles que :
- les chants dysphoniques
- les mantras tibétains
- les mantras indous et les chants grégoriens.
Ce constat implique, dès lors que mon centre d’intérêt
se positionne sur l’origine de ces effets sur l’enfant
polyhandicapé, et je vais me demander quel sens a la
musique en tant que médiateur dans la prise en charge
des enfants atteints de polynandicap*
|
|