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Résumé
Quand lentement la vie s’essouffle et que l’avenir
semble se résumer à une succession de journées
mornes et sans saveur, où trouver l’énergie
pour continuer à sourire ?
Quand notre droit de décision n’est plus pris en compte, que notre
présence n’est plus sollicitée que pour répondre
aux exigences d’emploi du temps imposé, qu’à de rares
exceptions près notre parole est seulement écoutée si elle
se fond dans la masse, comment peut-on encore croire en soi ?
Et moi qui viens de l’extérieur, suis-je apte à accueillir
les angoisses et les frustrations de ces gens « retraités
du monde » ? Suis-je apte à leur offrir un espace et un temps
qui les replacent dans leur rôle de sujet ?
Tout au long de cette année, j’ai travaillé à affiner
mon écoute par l’intermédiaire du chant diphonique, de la
méditation Zazen et du chant groupal. Dans ce mémoire, j’explique
comment ce travail m’a permis de débloquer des énergies contenues,
et en quoi ces déblocages ont eu une incidence concernant ma façon
d’être. J’y expose ce que j’ai perçu suite à ce
travail de l’importance du lien qui existe entre souffle, vibration, postures corporelles,
affect et intellect et en quoi ces découvertes changent mon approche des
patients. En parallèle, je suis intervenu dans une maison de retraite
pour animer des séances de groupe. Mon mémoire relate ces différentes
expériences. J’y parle de mes projections, de mes erreurs et des
enseignements que j’en ai retirés, des prises de conscience qui
ont eu lieu, de mon apprentissage sur le terrain.
J’y parle de cette soif d’échange, de cette soif d’humanité qui
nous anime tous et que nous exprimons selon nos moyens et notre vécu.
J’y expose la façon dont j’envisage ma position de musicothérapeute,
comment je construis mon métier, comment j’apprends à valser
avec l’imprévu. |
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