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Résumé
Je travaille depuis, 7 ans et demi en maison de retraite,
où j’ai pu observer les personnes âgées,
hémiplégiques dues à des accidents vasculaires
cérébraux, et pour d’autres, parkinsoniens.
De nombreuses fractures du col du fémur, les ont amenées
a se déplacer en fauteuil roulant, car la rééducation à la
marche devient difficile, voire impossible, du fait de leur
grand âge. Pour la majorité la démence
s’est installée insidieusement.
Musicienne depuis 30 ans, j’ai pu voir les effets positifs
que peut procurer une musique sur des personnes tendues. Ce
constat m’a permis d’aller plus loin dans mes recherches
et d’approfondir mes connaissances sur les effets possibles
de la musique sur le comportement et le soma de l’individu.
L’étiquette de « démence ou
sénilité » est souvent présente,
alors qu’il ne pourrait s’agir d’une fuite,
peut-être, un refuge. Les « vieux »,
trouvent asile dans leur imaginaire, si nous prenons le temps
d’avoir une relation vraie, nous pouvons découvrir
ce qu’ils veulent bien nous livrer.
Ce qui est frappant c’est le déni, de la paralysie,
lorsqu’elle est présente : ces patients ne regardent
jamais en direction du côté paralysé.
Pour d’autres de multiples pathologies, les mettent à l’écart
des autres et d’eux-mêmes, Il n’y a plus
de communication, ce qui peut les conduire à un syndrome
de glissement (dépression grave). Les polyhandicapés,
se cachent, ne veulent pas être observés, d’où la
rupture sociale.
Les patients témoignent de ne plus être chez
eux, ni dans leur existence, ni dans leur corps, c’est
donc via la musique que je vais tenter, une réappropriation
de leur être profond, tant dans le psyché que
dans le soma.
Les personnes , polyhandicapées, sont à part
entière, des individus communicants, qui ont des difficultés
pour s’exprimer et se faire comprendre, mais elles communiquent.
Aujourd’hui la musicothérapie signifie surtout
utiliser le son, la musique, le mouvement pour améliorer
notre communication avec l’extérieur ou pour obtenir
certains bienfaits thérapeutiques, chez les personnes âgées
que je côtoie.
Le « cadre », que je leur offre, en
musicothérapie, est un espace de liberté, de
créativité, et d’expression, à leur
rythme, selon leur potentialité. La musique et le sonore,
facilitent la découverte (ou redécouverte), ainsi
que la rencontre avec soi-même, de l’autre, de
l’environnement. La musique peut être un outil
pour reconquérir son corps.
Je me suis appuyée sur les études des japonais,
Den’etsu Sutoo et Kayo Akiyama, (université de
Tsukuba) qui ont mené des études sur la libération
de la dopamine lors de l’écoute musicale. Est
-il possible d’envisager l’emploi de la musique
pour corriger certains symptômes des maladies, liée à la
dopamine, comme la maladie de parkinson.
Cette démarche engage les participants dans cheminement
vers une plus grande ouverture relationnelle. Ce sont des moments
singuliers qui sont observés avec chacun.
Dans une première partie je ferai une analyse sur les
apports théoriques, sur lesquels je m’appuie,
dans un second temps je ferai une observation et analyses des
cas avec lesquels j’ai pu travailler.
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